Doris TSHIYOLE NGINDU*
*Chef de Travaux à la Faculté des Sciences Economiques de de Gestion à l’Université Pédagogique Nationale, Kinshasa-RDC
RESUME
Cet article met en lumière les pratiques de fraude constatées dans le secteur d’exportation des produits agricoles de la République Démocratique du Congo, en s’appuyant sur les données statistiques du cacao et du café sur une période de dix ans. Beaucoup d’exportateurs de ces produits ne passent pas par les voies légales établies aux différents points de sortie du territoire national, qu’ils contournent souvent avec la complicité des agences étatiques installées aux frontières dans le but de contrôler le trafic et de réprimander les contrevenants. En conséquence, les exportations frauduleuses des produits agricoles en général, et, du café et cacao en particulier ont atteint des proportions inquiétantes, allant jusqu’à plus de quatre-vingt-dix-neuf pourcent de la production certaines années, privant ainsi à l’Etat et à certains établissements publics, les recettes en devises tant recherchées. Cette réflexion constitue une sonnette d’alarme dans l’objectif de pousser l’autorité de l’Etat de se rendre compte de ce mal afin de prendre des mesures coercitives pour mettre hors état de nuire ces ennemies de l’économie congolaise, car il est inadmissible que les pays voisins deviennent exportateurs des produits agricoles de le RDC.
Mots clés : Exportation frauduleuse, café, cacao, recettes publiques.
SUMMARY
This article highlights fraud practices in the agricultural export sector of the Democratic Republic of Congo, based on the statistical data of cocoa and coffee over a period of ten years. Many exporters of these products do not go through the legal channels established at the various exit points of the national territory, which they often bypass with the complicity of the state agencies installed at the borders in order to control the traffic and reprimand the violators. As a result, fraudulent exports of agricultural products in general, and coffee and cocoa in particular, have reached alarming proportions, reaching over ninety-nine percent of production in some years, thus depriving State and certain public institutions, the much sought foreign exchange earnings. This reflection is a wake-up call for the purpose of pushing the state authority to realize this evil in order to take coercive measures to disable these enemies of the Congolese economy because it It is unacceptable for neighboring countries to become exporters of agricultural products from the DRC.
Keywords : Fraudulent export, coffee, cocoa, public revenue.
https://doi.org/10.62912/KIZW8503
ARTICLE 12 TSHIYOLE 12