BAMWISHO NDIBITHO
Chef de Travaux et Doctorant en Relations Internationales à l’Université Pédagogique Nationale (UPN)/Kinshasa-RDC
RESUME
La reconfiguration de l’environnement international a perdu de son prestige et la hiérarchisation des puissances ne cesse de connaitre des mutations qui font basculer les zones d’influence. Cet état de choses va jusqu’à fissurer les relations extérieures entre Etats au profit d’autres ou à sortir du joug étranger. Le cas de la RDC attire notre attention aussi longtemps qu’elle est confrontée à une insécurité récurrente dans sa partie est où écument 122 groupes armés incontrôlés agissant sous l’implication des pays étrangers sur fond d’un trafic international occulte des matières précieuses et des ressources naturelles. Il s’observe que depuis 1885, date marquant le partage de l’Afrique, cette dernière a connu des crimes les plus criants avec une prédation qui continue jusqu’à ce jour sous un néocolonialisme agressif et maquillé. Malgré des aides internationales dites pendulaires, aucun pays africain n’a pu se défaire du joug occidental et, à défaut de le faire, s’expose à un risque de guerre ou de déstabilisation avérée. Tels que l’illustrent les coups d’Etat et autres soulèvements en Afrique. Ce statu quo ne laisse d’autre choix à la RDC que d’opter pour un autre partenariat tel qu’observé au Mali, en Centrafrique, etc., qui mettrait fin à l’influence occidentale encline à entretenir le chaos et à sa pax occidental en vue de se présenter comme la solution à la crise africaine dont elle est l’instigatrice. C’est dans ce contexte que cette étude tente d’insinuer un tel scénario qui déboucherait sur un tournant russe de la RDC.
Mots-clés : partenariat stratégique, autorité de l’Etat, RD Congo, Russie.
ABSTRACT
The reconfiguration of the international environment has lost its prestige, and the hierarchy of powers continues to undergo changes that shift areas of influence. This state of affairs is even causing rifts in foreign relations between states, to the benefit of others or to free themselves from foreign domination. The case of the DRC draws our attention as long as it faces recurring insecurity in its eastern part, where 122 uncontrolled armed groups operate with the involvement of foreign countries against a backdrop of illicit international trafficking in precious materials and natural resources. It can be observed that since 1885, the date marking the partition of Africa, the latter has experienced the most egregious crimes, with predation continuing to this day under aggressive and disguised neocolonialism. Despite so-called pendulum-like international aid, no African country has been able to free itself from the Western yoke and, failing to do so, is exposed to the risk of war or proven destabilization. This is illustrated by coups d’état and other uprisings in Africa. This status quo leaves the DRC with no choice but to opt for another partnership, such as those seen in Mali, the Central African Republic, etc., which would put an end to Western influence, which tends to perpetuate chaos, and to its pax occidentalis, which it presents as the solution to the African crisis that it itself instigated. It is in this context that this study attempts to suggest such a scenario, which would lead to a Russian turning point in the DRC.
Keywords : strategic partnership, state authority, DR Congo, Russia.
https://doi.org/10.62912/BCNQ1523
